
Cette forme interprétée par les artistes de Sebatu et Kedisan associés est consacrée à un théâtre archaïque venu 500 ans plus tôt de Java et qui est à l'origine de tous les arts balinais : le Gambuh dont la tradition la plus ancienne s'est maintenue dans le village de Kedisan, voisin de Sebatu. Son originalité tient, entre autres, à l'accompagnement ensorcelant d'un ensemble instrumental composé de grandes flûtes de bambou rythmées par des percussions. La représentation de cette légende est aussi ancienne que cet art dramatique : celle du prince Panji et de ses amours malheureuses avec Candra Kirana. Dans cette métaphore du bien et du mal, les hommes endossent les rôles féminins.
3 questions à Jean-Luc Larguier
Quel est votre premier souvenir de danse ?
Au lycée, j’étais en 1ère et un jour une Cie de danse a débarqué ; une danse néoclassique sur la musique de l’Adagio d’Albinoni. Pas le meilleur, mais le premier, j’avais 17 ans.
Un geste tabou sur scène ?
L’acte sexuel parce qu’on peut être dans la représentation, mais pas dans la réalité.
Quel danseur(se) auriez-vous aimé être ?
Gallotta pour qui j’ai une grande admiration, à la fois professionnelle et personnelle. Il me surprend, il me fait rêver.
Projection du film Desa Kala Patra, de Jacques Brunet et Jean-Louis Berdo, 1992 suivi d’une rencontre avec Jacques Brunet, réalisateur et musicologue.
Ces images sont consacrées à l’exécution musicale et chorégraphique des artistes du village de Sebatu avant la grande tournée en France qui les aura vu se produire entre autres à l’Opéra de Paris.
Certains de ces membres font encore partie du spectacle actuel. Fait exceptionnel au cinéma, on suit par exemple la première répétition par les membres de l’orchestre d’une composition qui n’était pas encore à leur répertoire. Ce sont aussi les nombreuses heures de travail harassant des jeunes danseuses répétant chaque jour et pendant de nombreux mois les gestes de ces danses si complexes et si raffinées, sous le regard de leur vieux maitre.
L’intérêt de ce film est qu’il est l’un des rares à être entièrement tourné vers la création artistique balinaise, hors de toute approche exotique.
Le sam 15 à 18 h 30 à l’Auditorium (Ouvert à tous. Entrée libre).
Auditorium
149 Rue Garibaldi
69003 Lyon
Sam. 15 Sept.t | 17:00
- Durée : 50 min
Hors abonnement





























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