
L’événement de la Biennale, c’est pour la première fois, l’honneur que la compagnie japonaise Sankai Juku, grande figure du Butô, fait à Lyon de venir créer une pièce à l’Opéra. On n’en connaît ni le titre ni le thème, mais Ushio Amagastu créée toujours des tableaux somptueux ou le moindre geste fait sens. Eloge de la gravité, de la lenteur, et ode à la beauté malgré tout.
Dans un tout autre genre je ne peux que saluer le parcours de Mourad Merzouki, qui a grandit du côté de Bron et a pris son essor grâce à un soutien sans faille de la maison de la danse alors dirigée par Guy Darmet, jusqu’à diriger le CCN de Créteil. La compagnie Käfig part de l’énergie hip hop côtoie les arts du cirque ou tout simplement la danse contemporaine comme dans cette nouvelle création avec des danseurs taïwanais. Distinguée au Festival de Montpellier, je ne doute pas que Yo Gee Ti reçoivent un accueil particulièrement chaleureux à Lyon.
Pour moi, président du Grand Lyon, la Biennale, c’est évidemment le défilé qui rassemblent tous les publics et fait danser tous les lyonnais. Dominique Hervieu pour cette édition a renouvelé la trame chorégraphique pour développer encore davantage la pratique amateur, et va ajouter du mouvement au mouvement avec un intermède sur des deux roues en tout genre. Le défilé, c’est un cadeau pour tous.
Mais ma biennale idéale est aussi faite de surprises, de cinébals, nouveauté 2012 réjouissante, du grand retour de la danse contemporaine française, de Découflé à Prejlocaj qui ont bien résisté au temps et se réinventent. Car cette biennale montre qu’à tout âge la danse, à quelque chose à dire. Un défi au temps. Une preuve de longévité pour cet art qu’on disait mineur… Et pour la place de la danse à Lyon.
















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